Reconstruction Mammaire

La reconstruction du sein vise à améliorer l’intégrité́ corporelle en redonnant une silhouette féminine et en vous évitant le port d’une prothèse mammaire externe.
Elle suppose généralement deux à trois interventions chirurgicales à quelques mois d’intervalle :

  1. Reconstruction du volume du sein
  2. Symétrisation du sein contro-latéral et à apport d’éventuelles retouches sur le sein reconstruit. Cette étape n’est donc pas systématique et dépend du sein reconstruit, du sein naturel et de votre souhait
  3. Réalisation du mamelon et de l’aréole.

Il n’y a aucun risque carcinologique à reconstruire le sein. Dans certains cas, la reconstruction du sein est immédiate et peut s’envisager dans le même temps opératoire que la mastectomie ou, elle peut être différée et s’envisager des mois voire des années après l’ablation du sein. Pour prendre cette décision, il peut être utile que des personnes spécialisées vous prennent en charge psychologiquement. Le choix de la technique se fait lors de la consultation entre vous et le chirurgien. La chirurgie est prise en charge à 100 % par la Sécurité́ Sociale, sauf éventuel dépassement d’honoraire du chirurgien.

Il existe différentes techniques de reconstruction :

Par prothèse

La prothèse en gel de silicone est placée en arrière de la peau et du muscle pectoral. Le sein reconstruit est rond, plus haut que le sein naturel et sa consistance est ferme. Sa taille n’évoluera pas avec votre corpulence. La cicatrice de la mastectomie reste visible, même si le chirurgien fait tout pour qu’elle soit cachée dans le soutien-gorge. Il est en général nécessaire de prévoir, trois mois plus tard, une symétrisation de l’autre sein. Il est conseillé́ de changer la prothèse tous les 10 ans.

Par lipomodelage

Cette technique de reconstruction consiste à prélever de la graisse sous-cutanée (le plus souvent abdominale ou face externe des cuisses) par l’intermédiaire d’une canule. Le produit recueilli est réinjecté́ dans le sein après centrifugation. L’intervention chirurgicale n’est pas douloureuse mais laisse des hématomes sous cutanés qui peuvent être importants pendant quelques jours au niveau des zones de prélèvements. L’hospitalisation peut se faire en ambulatoire.

Par lambeau musculo-cutané

Lors d’une reconstruction par lambeau du muscle grand dorsal, le chirurgien prélève la quasi-totalité́ de ce muscle mince et étendu de la région du dos. Il prélève en même temps la quantité́ de peau et/ou de graisse dont il a besoin dans le but de reformer le sein enlevé́. Ce lambeau musculo-cutané́ reste relié à l’aisselle par une partie de son tendon ainsi que son groupe vasculaire qui permettent de le maintenir vivant.

Parfois, pour compléter la reconstruction, un implant peut être ajoutélorsque le volume de muscle transféré́ est insuffisant par rapport au volume de l’autre sein.Ce manque de volume peut également être comblé ultérieurement par des séances de transfert graisseux.

La technique  assure une reconstruction de bonne qualité́. Son inconvénient majeur est de créer une cicatrice supplémentaire dans le dos. Par ailleurs, lorsqu’il est nécessaire de conserver la palette cutanée du dos pour reconstruire le sein, celle-ci peut avoir une teinte différente et ne pas se confondre avec celle du buste.

La reconstruction de l’aréole et du mamelon

Dernière étape de la reconstruction du sein, elle consiste en la greffe de peau prise dans le pli de l’aine et la création d’un mamelon ou la greffe de l’hémi-mamelon controlatéral.